mercredi 14 mai 2014

La touriste parfaite : dim sun, bund tunnel et gratte-ciel

Ma journée d'aujourd'hui :

- Tourist bund tunnel : du futurisme vintage en barre. En gros comment faire d'un banal tunnel entre les 2 rives d'un fleuve une expérience psychédélique lorsqu'on a que des leds à disposition ?
1. Mettre une musique des années 80 bien synthétique bien bizarre à fond
2. Y ajouter une voix qui dit d'un ton futuriste lui aussi "star gallllaaaaxyy" puis la même chose en Chinois puis "BIIIoootiful naturel plaaaace" puis la même chose en chinois...
3. Mettre des tonnes de leds en rond en carré en étoiles, des tonnes de leds, encore des leds, toujours des leds
4. Y ajouter un petit funiculaire plat (sic) et faire payer 50 yuan l'entrée.
(Evidemment photo avant / après, stands pour touristes, buvette...)

Une fois ces 50 secondes d'hallucination (et la persistance rétinienne associée) je m'attaque à la visite de Pudong.

Partout des immeubles de forme et de taille incroyables. C'est marrant car on voit qu'il reste de la place et que ces constructions ne sont pas près de s'arrêter en si bon chemin.

Et là je me retrouve attablée au 91ème étage du décapsuleur (il a un trou au sommet). Le bon plan théorique : tu peux y aller gratos en montant par l'hôtel, la vue est dingue. La mise en pratique : en moins de 2 j'étais devant le coca le plus cher de la ville. Dur de faire demi-tour en haut d'un grand hôtel (surtout quand on porte des espèces de pantoufles chinoises).
Mais avouons-le la vue est belle bien que grise... 3 plans se découpent nettement : Pudong (le quartier financier), le fleuve, les 1ers immeubles de Puxi (l'autre rive où il reste une trace du Shanghai d'avant) et ensuite une brume uniforme où se découpent des silhouettes fantomatiques d'immeubles par-ci par-là... Bon tout s'explique, on a atteint un pic de pollution aujourd'hui : 200 sur l'indice PM.

- A midi, j'ai déjeuné d'une portion de dim sums ("ces petites brioches fourrées dont les shanghaiens raffolent" comme disent TOUS les guides) et d'une soupe de nouilles épicée mais délicieuse.

- Revenons à mes chaussons-chaussures achetées 35 yuan (4€) sur un stand à Hangzhou. J'ai l'impression d'avoir 8 ans surtout avec le petit élastique rouge. Le reste est mi-rayé, mi-uni bleu marine et la semelle est également rouge.

- Je me demande comment ils descendent les grues qui sont tout en haut des immeubles une fois que l'immeuble est terminé. Je me demande aussi si les gens commencent à utiliser les étages du bas quand ceux du haut ne sont pas encore finis.

- Sinon j'ai manqué de me faire arnaqué par 2 fausses touristes qui proposent des dégustations de thé pipeau. Je leur ai proposé d'aller visiter le musée d'urbanisme car j'avais déjà bu du thé aujourd'hui...


Le Yu Yuan garden et l'un des petits temples (celui qui fait face au dragon à 3 griffes pour que le mandarin qui a construit le jardin ne soit pas assassiné par l'empereur... le vrai dragon à 5 griffes. La copie a plusieurs siècles...)
 Estampe au musée de Shanghai : Qinq Dinasty by Hua Huan






Une pagode ce we à Hangzhou :
Une pagode ce we à Hangzhou


mardi 13 mai 2014

The old city qui n'a de vieille que le nom...

Il y a un truc marrant ici c'est l'histoire sur mesure.

Ce week-end nous avons été à Hangzhou. Hangzhou, c'est une petite ville adorable à côté d'un lac avec des montagnes, du thé, des temples. Et kiff ultime pour les chinois : le lieu regorge de lieux appropriés pour les photos en amoureux, d'enfant ou en selfie. Petit pont de pierre, vue sur le lac, balade en bateau /en vélo.
Hangzhou est donc une destination mignonnette pour les vacances (2 semaines par an) ou pour le week-end, pour échapper à la frénésie Shanghaienne.

Nous avons pris le bus pour y aller. 2h30. 68 yuan. (soit plus long, plus cher et plus ch... que le train mais ça on ne le découvre toujours qu'après) Un mec qui crache on ne veut pas savoir où. Un autre qui semble se couper les ongles (on ne vérifiera pas si c'est vrai). Un troisième, accessoirement chauffeur, qui par 3 fois a violemment klaxonné et freiné brusquement sur l'autoroute (on ne veut pas non plus savoir pourquoi).

A l'arrivée, on s'est pommé. La gare n'était pas celle prévue. Heureusement, il y a métro, ahah, vous ne vous y attendiez pas...En fait, Hangzhou-les-lacs fait 2 millions d'habitants. Ville de taille petite-moyenne comparé aux 24 millions de Shanghai.
Enfin arrivées, nous avons débarqué dans une rue mignonne / historico-touristique. C'est là où ma première phrase prend tout son sens. A l'origine, je pense qu'il devait rester quelques vestiges des Ming ou des Song qui avaient fait d'Hangzhou leur capitale mais plutôt que de montrer des morceaux incomplets, la municipalité a recréé une rue avec déco d'autrefois mais confort moderne. Ce mélange de Disneyland, Puits du Fou et du Mont Saint Michel là où on voudrait voir du Provins / Carcassonne (Références franco-française bonjour) nous surprend nous occidentaux, mais les locaux adorent. Il y a quasiment la même rue à Yangshuo, au nord de canton. En plus il y a des gens en tenue (= Mulan). Bon, on a néanmoins visité un endroit fabuleux : une pharmacie très ancienne encore en activité. Des racines vieilles de 1000 ans y sont conservées. Un thé est servi depuis la création du lieu à ceux qui ne peuvent acheter de remèdes. Cela ressemblait à un temple c'était vraiment très beau.

Et aujourd'hui, balade dans la vieille ville de Shanghai, même combat : beaucoup trop uniforme pour me la faire à moi la vieille ville. Genre, il prévoyait l'espace pour l'air conditionné dans le temps... Tout fait terriblement propet.
Heureusement, le yuyuan garden est adorable et authentique et en me perdant un peu dans les quartiers populaires j'ai assisté à de jolies scènes : un monsieur séchant un chat au séche cheveux, 2 jeunes moines en pause déj qui se marrent ou un grand père qui apprend à marcher à un petit enfant (à pantalon fendu).
J'ai tenté de négocier un pseudo vase Ming avec un succès relatif (incroyable ils ont tous la même pièce unique) et suis tombée sur un mur en briques grises à bords blancs qui borde des maisons en bois.
C'est assez étranges car seul le côté qui se voit est recouvert de briques. On voit aussi des maisons à moitié démolies où des gens vivent.
Sur mon mur, les mecs étaient en train de peindre à la main les bords blancs.
A priori soit l'ensemble du quartier devient des petites maisons en briques grises à bords blancs soit des gratte-ciel viendront remplacer les maisonnettes un peu foutraques.

Et en même temps même sublimée, corrigée, lissée cela fait plaisir de voir dans cette ville tentaculaire des zones préservées, des tentatives de sauvegarde du patrimoine et des bonnes petites échopes attrapes nigaux qui font rêvées (pinceaux à calligraphie géants, foulards de soie, papier rouge découpé, pyjamas, dim suns, services à thé, monnaies anciennes...)




samedi 10 mai 2014

Portes ouvertes, taxis perdus, heureux comme un chinois en boite

Bonjour je ne maitrise pas les accents sur la tablettes.


Premiere journee entiere, premieres visites toutes seules...
Mes conclusions :
Je ne me suis pas amelioree en orientation mais j ai decouvert qu il y avait un deuxime marche de tissus a shanghai d ou une discussion surrealiste avec la coloc de clemence par texto :

- tu en es où ?
- tu arrives quand toi ?
- je tattends
- appelle moi quand tu es au 220
Petite balade pour verifier qu il n y a qu un seul 220 sur les 4 etages 
- j y suis 220 2nd floor
Silence qui en dit long
- mais tu es a lubiajang au fabric market ?
Re ballade
- merde
Re taxi
Retrouvailles
Je passe sous silence la panne de batterie de portable.

Sinon petits conseils aux voyageuses qui ont besoin d aller aux toilettes. Laisser la porte ouverte. Cela surprend un peu l europeenne qui arrive, moi, mais cela vous permet de vérifier que votre valise restee a l exterieur est toujours la. Bah voyons. Dans un hotel de luxe pour vous donner le contexte.
Idem pour les chauffeurs de taxi qui nous lisent. Besoin d'air frais malgre les fenetres grandes ouvertes ? Ouvrez grand la porte au feu rouge. Puis repartez comme si de rien n etait.

Grande decouverte hier  le durian. Le roi des fruits pour les chinois. Le fruit qui pue pour le reste du monde. C est horible. Pire qu horrible. En plus sous pretexte que j avais lu que c etait un peu cher, je l ai achete au prix fort, 5 fois plus cher qu au carrefour du coin. Au meme prix que chez tang frere a eparis. C est dire. Si vous voulez plus de details cherchez sur google. Vous trouverez des descriptions peu elogieuses du fruit a l odeur de l'enfer et au gout du paradis. On ne l a pas jete, 50 kwai quand meme mais il est au frais dans le congelo. Il parait que congele on dirait de la glace.

Grande decouverte ce soir le systeme des promoteurs qui ramenent des europeens dans les boites branchees. Bon ok cela arrive aussi en france. Mais la en plus Champagne gratos. Du moet. a cote par petits groupes des chinois boivent du cognac, jouent aux des ou au billard, mangent de fruits. Le tout avec un serieux et un fric deconcertants.

voila c est tout pour aujourd hui.

Xie xie bye bye. 

jeudi 8 mai 2014

Shanghai : Chine ou pas chiche ?

Je crois que je n'arriverai jamais en Chine- Chine... Hong Kong n'était absolument pas chinois d après mes interlocuteurs et quelques mois plus tard Shanghai recoit la même étiquette lapidaire : les 2 copines financieres sont trop occidentales, trop construites, trop riche, trop tout.

Ne vous y fiez donc pas. Ce blog est un avant goût de ce que n est PAS la chine, une vision en négatif et ville par ville de ce qui fait l empire du milieu.

J ai mon passeport avec un nouveau visa. Jai ma boite d aquarelle et un saucisson.  Je suis en porté M24. Embarquement immédiat.

mardi 13 novembre 2012

Le Vietnam en quelques photos...

Jamais trop tard pour bien faire...
Pas loin de Mai Chau, rizière dans la brume du soir

Hanoï, la lac de la tortue

Dans le centre d'Hanoï



Joueurs concentrés. Cela peut durer des heures...


Je me suis perdue par ici !

Le travail dans les rizières, repiquage du riz.

Vue de mon vélo avant crevaison

Photo pendant que l'on change mon pneu


Réminiscence française : la baguette !


La rivière des parfums


Bientôt Noël


Temples


Baie d'Halong

Visite d'une grotte


lundi 2 janvier 2012

Retour du Vietnam

Je suis rentrée mais malgré ce long silence j'ai encore plein de choses à raconter. Je prolonge un peu ce blog même si les lettres sont maintenant envoyées de Paris...

En voyageant, on a souvent l'impression de se faire avoir. D'abord, au sens propre, l'arnaque du touriste lambda semble d'ailleurs un sport national pour les taxis Thaïlandais (Etude réalisée sur un échantillon de 3 taxis, dans le quartier historique). Mais aussi au sens figuré...  J’ai élaboré une théorie sobrement intitulé "le prisme du guide touristique". On dévore un petit guide très bien fait, on regarde quelques photos partagées sur facebook et on lit des romans. Ça y est, on imagine que les pyramides sont au milieu des dunes, que des chutes d’eau sur un guide de randonnée font au moins 10 mètres de haut (au bas mot), que nous seuls avons eu l'idée de visiter Guilin. On imagine aussi que trek sur une île signifie exploration de la jungle sur une île déserte...
Et là on arrive. On peut faire du shopping sur l'île déserte et comme qu'il n'a pas plu, la cascade est un petit filet d'eau ridicule. Les photographes ont aussi abusé des révélateur de couleurs. Dans le pire des cas, il pleut !

Et pourtant, parfois, un lieu dépasse la carte postale dont l’esthétisme tout construit est finalement beaucoup trop lisse. 
Et  le Vietnam (nous y voilà) c'est vraiment mieux qu’une carte postale. La circulation à Hanoi est terrifiante mais il y régne une ambiance unique. Il y a des deux-roues partout et des ronds-points qu'on peut prendre dans les 2 sens. Il faut slalomer entre les marchands à palanches (comment, vous ne connaissez pas?), les piétons et les tuk-tuks. Le code de la route semble victime d'un oubli contagieux. Le klaxon a remplacé avantageusement les cligno, le feu rouge, les freins, les rétro... (tout en un).  Le pays change on le voit se développer mais il semble garder ses particularités. Les maisons tubes par exemple et leurs façades colorés sont magnifiques. Elles sont tout en hauteur et on peut ajouter des étages à volonté.
Après Hong Kong la policée, si propre et urbanisée (à première vue), c'est très dépaysant.

J'ai été éblouie par l’encens des temples, le calme des barques, l’élégance des chapeaux côniques (beaucoup plus présents qu’en Chine d’ailleurs, toujours d’après ma mini expérience), la beauté des rizières…
Nous n'avons pas échappé non plus aux mille aventures de voyages rendues plus drôles encore sans maitriser pas la langue. 

Par exemple, partir en groupe organisé est une superbe expérience humaine en soi. Il nous permet d'observer nos petites manies de touristes occidentales reflétées par les copains. Les réflexions spirituelles pleuvent : "oh, les panneaux bah ils sont pas pareils" et autres "C'est beau, quand même" répété à l'envi et très fort, les efforts d'assimilation culturelle sont louables "Can you méikeuh mi e priiiiaiice plizz mai friend?" "At whichheuh taiime dou wi eat tounaiiit?" et les échanges fructueux "Mais vous avez payé les deux jours ou que le bus? Vous en avez eu pour combien? Ah oui.." (suivi d'un sourire vainqueur ou d'une moue déçue). Lorsque le groupe n'est pas si organisé, il donne même l’occasion aux deux Frenchies de se perdre au milieu des rizières alors que la nuit tombe.Bon, on a simplement fait demi-tour mais c'était assez drôle. J'ai aussi crevé un pneu et perdu une écharpe : pendant qu'on changeait le pneu, un chien errant qui passait par là s'est oublié sur mes affaires. Fou-rire.

Nous avons également menacé un conducteur de taxi de descendre car le compteur montait dangeureusement. Après coup, la version la plus probable est qu'il avait emprunté le taxi à un ami et il ne connaissait pas bien la ville...

Mais mon plus beau souvenir reste la Baie d'Halong. On en parle beaucoup. C'est très touristique. Notre capitaine regardait la télé en même temps qu'il barrait (avec les pieds).
Mais cela reste un lieu magique. Les îlots se découpent sur un ciel brumeux dans des variations de verts et de gris sur plusieurs plans... Il y a de petites maisons flottantes aux volets peints. Et des barques superettes remplies à ras-bords.  Il y a de quoi devenir lyrique !
A bientôt avec des photos en prime.


samedi 17 décembre 2011

Samedi : Foreign Exchange

Aujourd'hui, j'ai fait le dernier partiel de ma vie d'analyste financière, spécialisée en marchés chinois. C'était une situation délicate et on peut même parler d'échec, même si on évitera ce terme en période de crise. D'ailleurs, si le système financier chinois ressemble vraiment à ce que j'ai écrit sur ma copie, la crise de l'Euro est une joyeuse partie de rigolade... Je mise grandement sur le soulignage de titre et sur la probabilité que le C tombe plus régulièrement que les autres lettres dans le QCM.

Pour faire simple, imaginez un pays où la monnaie est artificiellement sous-évaluée / sujette à l'inflation (2 points de vue) pour orienter l'économie vers l'exportation. Plusieurs noms : yuan (facile) Renminbi (littéralement : homme + monnaie = monnaie du peuple - à la rigueur), et CNH (sur le offshore exchange market à Hong Kong, parité différente avec le dollars - ça y est je suis perdue). Les State-Owned banques ne le sont plus (possédées par l'Etat) mais ont quand même un petit monopole ... D'ailleurs, contrairement aux autres Commercial Banks, elles sont contre la libéralisation des taux d'interêt.

 Bref, un sacré micmac auquel s'ajoutent la Hot Money et tous le marché informel...

Je suis bien contente d'avoir fini...

... Un peu moins de commencer ma valise.
Je pense qu'elle a rétréci pendant ces quatres mois. Rien de plus normal : le taux d'humidité est de 75% aujourd'hui... (ne cherchez pas de lien).
J'ai une tonne de choses à y mettre :
- Mon rouleau de calligraphie réalisé par the Master
- Un jeu de Mahjong utilisé pour la première fois dans un train de nuit entre Guilin et Canton
- Un livre pour enfant en cantonais (du temps où je pensais que cela me permettrait de maîtriser la langue en moins de 4 mois)
- Une affiche des années 50 à Shanghai, récente mais vieillie
- Un certificat de cours de Tai Chi
- Un masque vénitien qui a fait l'aller retour Bangkok avec brio
- Une dizaine de paires de boucles d'oreilles ethniques dont chaque paire a été négociée âprement  (et une centaine d'adaptateurs...)
- Une nappe à broder qui n'a pas avancée (comme j'étais naïve).
- Un short de pyjama qui déteint mais on a toute le même en chambre 785-786...

Par contre je n'emporterai pas :
- Les 3 paires de chaussures chinoises qui ont duré de 1 semaine à 3 mois (investissement à haut risque, faible maturité)
- Mes cours que, pour la premières fois de ma vie, j'ai jeté. Lorsqu'on est du genre rangement par entassement vertical, ce genre de manoeuvre expéditive est un choc terrible. Je n'ose pas vérifier qu'il n'y a rien d'important glissé dans la pile de peur de récupérer des trucs, et je ne peux pas me le permettre.
- Des romans en anglais que je n'ai pas lu
- les gloussements de ma coloc et ses "c'est pas grave" convaincus
- Les Dim Sum de la petite famille en face de l'épicerie chinoise. Notre cantine, notre restaurant, notre pause, notre sortie... I'm loving it !

Demain, dernière rando.
... et premier pas au Vietnam après demain après l'ultime partiel : Organizational Behavior (ou Organisational Behaviour, je ne m'y fais pas...).

A très vite!

vendredi 16 décembre 2011

Vendredi : Petite Pause

Qui dit Marathon dit petite pause.
3 photos et 2 phrases aujourd'hui!

Voici un cheesecake à l'Oréo. C'est pas mal!





Et sans quitter la bibliothèque en plus !


Mot de vocabulaire du jour : 
Marcher + Personne = Piéton
Se prononce : xíng rén (tchingrren)



A demain !

mercredi 14 décembre 2011

Jeudi : Jingle Bells

(et non " Jungle" Bells comme j'ai chanté à pleine voix pendant de longues années, suis-je la seule? )

Noël ici c'est un peu comme Halloween chez nous.Tout le monde fait plein d'efforts pour s'impliquer mais ça ne prend pas vraiment, une fois qu'on a quitté les centres commerciaux et les cours de récré. Le fait de se balader en t-shirt n'y est pas étranger. Pourtant, quand il s'agit de faire la fête on ne fait jamais les choses à moitié à HK...


Les vendeurs du Seven Eleven ont sorti leurs chapeaux de Père Noël.
Un peu partout, les pubs se couvrent de flocon...  La première fois que j'ai vu l'image ci-dessous sur la passerelle qui me relie à PolyU, j'ai juste vu une crèche...

Le deuxième fois, un peu plus réveillée, je me suis rendu compte que la consommations avait TOUT remplacé jusqu'à l'enfant de la crèche. A la place d'un message initial d'espoir et de paix, on ne cherchait à Noël qu'un cadeau à paillettes, un gadget de plus et une place de moins dans une armoire. (J'étais un peu remontée).


Bon en fait, la troisième fois m'a un peu éclairé : tout est en chinois, mais à ce que j'ai compris il ne s'agit pas d'un centre commercial mais d'une Eglise Baptiste qui a les moyens de se payer des affiches énormes dans le métro et cherche de nouveaux fidèles sur un mode moderne... Sur l'étiquette, il y a écrit : from Jesus with Love...

Alors ne faisons pas de mauvais esprits, l'important c'est d'être content et on ne peut qu'admirer comme l'esprit de Noël s'immisce partout.
Prenons le Hall ! Depuis 2 jours, le concert de Noël d'André Rieu, plus permanenté que jamais d'ailleurs, tourne en boucle (sans mauvais jeu de mot) sur les télévisions à côté des ascenseurs. Il y a un sapin à chacune des entrées principales et des bonhommes de neige derrières les vitres. 
Il y a aussi des espèces d'ourson-flocons bleus à paillettes suspendus au plafond dans les stations de métro... Je me demande ce que font les Hong Kongais le jour de Noël. D'après des amis Mainland Chineses, le 24 décembre, la tradition est de sortir en boîte de nuit avec ses amis...

Hier soir, je suis passée sur l'île de Hong Kong et j'en ai profité pour prendre pour vous des photos aléatoires dont l'intérêt artistico-historique est faible mais croissant.
Tout d'abord, pour vous montrer la magie des caractères chinois... Voici le nom d'une station de métro écrit en 2 styles différents..


La dernière version paraît un peu brouillonne, et pourtant , un trait de moins, le sens change, vous vous trompez de station de métro...

Autre comparaison, voici le port de central il y a à peine 50 ans.


Et à peu près le même aujourd'hui vu d'au dessus. :

On ne se rend pas bien compte sur la photo mais en fait, tous ces gratte-ciels ont été gagné sur la mer. Bloquée par les montagnes, la ville cherche à s'étendre et repousse ses limites... Certains imaginent déjà qu'un jour Hong Kong island ne sera plus qu'une presqu'ile (adieu Star Ferry...)


J'ai aussi fait une petite balade dans les Mid Levels, le plus long escalator public extérieur du monde. (le record est tellement précis qu'il en est suspect) Il est en plusieurs tronçons. Le matin, il descend la colline et le soir la remonte. Pour gagner de la place, c'est souvent un plan incliné et non des marches. Mes chaussures glissent mais je ne suis pas tombée. 





Tout au long du serpent de fer (soyons poètes), on trouve des bars très sympas aux ambiances internationales...  
... et du marketing à la hong kongaise comme cette robe qui se transforme en vague pour vendre des machines à laver. Glamour, Innovation, Complexité... ça marchera!



A propos de glamour, hier, j'avais les cheveux parfaitement disciplinés suite à un passage chez le coiffeur. C'est la deuxième fois que je tente le coiffeur en chinois. La première fois, il n'avait en fait rien coupé, cette fois ci je suis tombée sur un perfectionniste. Au début, je n'étais pas rassurée. Dans le salon surchauffé, mon coiffeur portait une doudoune. La dame avant moi, 50 ans, ménagère, air gentil, est ressorti avec une coupe asymétrique new age et je ne suis pas certaine qu'elle a demandé cela en entrant. Imaginez un carré avec un cran au niveau des oreilles et des mêches longues devant. Après la coupe où je suis restée très calme, il a tenu à me faire faire un treatment. Je pensais petit shampoing cheveux sec et en Cantonais 'mgoi' fait tout sauf non. Je me suis donc retrouvée coincée une demi-heure sous une boule à vapeur avec du papier cellophane enrubanné autour de la tête. J'avais une sacrée allure... Un peu avant, on m'a enduit les cheveux au pinceau méche par méche. J'ai des cheveux de Hong Kongaise doux, très très lisses et brillants...pour pas très longtemps je pense.









Sur la dernière photo, mon hall. Il doit être 2h du matin... L'activité bat son plein!
A demain!

Mercredi : Au fil de la plume

Il était une fois une dame dont le mari avait emprunté une grosse somme d'argent pour soigner son père. Il  n'arrivait pas à la rembourser. Le dirigeant du coin, énervé lui proposa un deal : prendre sa femme pour concubine et lui remettre sa dette. Le marchand était bien marri... Il eut une idée. Toute la nuit, dans le secret de sa cuisine, il pétrit, malaxa, mélangea... et au matin, une immense fournée de petits gateaux dorés inondait le foyer. Il les vendit en une seule journée et à la nuit tombée, pu rembourser le roi et récupérer sa femme (ouf!). Depuis ce jour, on appelle ces gâteaux, à base de melons d'hiver et de pâte d'amande, les Wife's Cake, et c'est la bouche pleine que je vous chouhaite une bonne chournéee!

Pas de photos aujourd'hui mais une autre histoire... Un ami Facebook Chinois était persuadé que j'avais couru un marathon ce we à cause de cette idée d'un jour / un post.
A la place, j'ai été au cinéma...
J'ai été voir "You're the apple of my Life", le film taiwanais dont tout le monde parle (même mon prof de Sales Management). C'est vraiment bizarre. Un drôle de film  qui peut être vu comme un film drôle avec un second degré hyperdéveloppé. 
En fait, c'est le mélange improbable d'une comédie romantique fleur bleue et d'une comédie à l'humour lourd qui ferait passer Mister Bean pour Shakespeare, le résultat est unique. Comme d'habitude, les sièges de cinéma sont très confortables, avec emplacement pour gobelet et bien sûr la clim est à fond (mais pourquoi????). Les spectateurs sont du genre bon public. Le film en mandarin était doublement sous-titré en Chinois (forme traditionnelle pour les cantonais-phones (??) ) et en Anglais.
Globalement j'ai passé un bon moment. On observe tout de même une sacrée solitude dans les universités taiwanaise et la pauvreté des activités fait un peu peur (jeux vidéos sur ordi, film sur ordi, cours sur ordi...  vie sur ordi). 
Dans notre Fac à  nous, tous le monde est plus ou moins en révision (avec ou sans ordi). Une pièce du Hall a été transformée en salle de travail...Pour l'instant je résiste,dernière irréductible mais il est temps de s'y mettre sérieusement.

La preuve : demain, le récit en image d'un atelier sablés de Noël animé avec deux autres French exchanges...






mardi 13 décembre 2011

Mardi : un post après la poste

Je maîtrise les usages de la poste hong kongaise... J'ai mis une demi heure pour envoyer 5 colis, j'avais mis près de 5 heures à n'en envoyer qu'un...

Aujourd'hui, j'ai décidé de me mettre à travailler vraiment, ce deuxième post ne sera pas forcément le plus incroyable de toute l'histoire des milliards de blogs d'étudiants Hong Kongais... J'ai redécoré mon bureau avec des posts-it dans une optique studieuse. Esthétiquement, je suis sur la bonne voie!


Rassurez-vous, la méthode CANOE est un modèle d'Organisational Behavior pour définir une personnalité selon 5 critères.

Mais cette après-midi, je vous emméne en balade à Mongkok... le quartier animé de la presqu'ile de Kowloon.

Lorsqu'on arrive à Prince Edward, on voit tout de suite qu'on est plus à Central, le quartier des affaires. Les gens s'activent comme partout à Hong Kong mais certains trainent un peu, s'arrêtent sur le pas d'une porte pour discuter, et les magasins ont une atmosphère unique...
Car sur Kowloon, on trouve de tout, en s'éloignant un peu vers Sham Shui Po, on arrive sur des dizaines de magasins de tissus. Les échantillons sont classés. La plupart sont kitschs et synthétiques mais on déniche parfois un liberty rétro (au sens positif...). Malheureusement, il faut vouloir l'acheter pour réaliser qu'ici on vend en gros, minimum 150 yards... On repassera!


Une porte au milieu des tissus et un échantillon de polyesters criards...

Et puis, comme un peu partout ici, il y a des petits marchés de rue. On y vend des fruits et des légumes. Il y a des gens qui font leurs courses et sur des ardoises des prix en chinois. Comme toujours, la vendeuse donne le prix sur ses doigts mais on ne compte pas pareil... Généralement, après plein de mgoi (qui signifie bonjour, pardon, merci, svp) on arrive à se comprendre facilement et on repart avec des fruits achetés à l'unité. Pour les prix, cela dépend de la maturité du fruit. Pour 10 dollars on a 4 oranges pas mûres, 6 mûres et 8 très mûres. La logique est imparable...


Et, même dans une rue sans charme et polluée, on trouve toujours de jolies boutiques en apparence surchargée mais en réalité très bien organisées. Vous connaissez beaucoup d'épiciers qui étiquettent chaque denrée et en connaissent le prix sans même regarder?



Il y a aussi des travaux... Comme ce futur restaurant. Rien ne cloche?


 Petits zoom sur les suspensions flambant-neuves qui tranchent complétement avec le reste. Le plancher n'est pas fini et le plafond non plus mais les abat-jours sont prêts!


Un peu plus loin, un capot de voiture rouge encore en très bon état sur le trottoir. La roue est à côté et le plafond pas très loin... Avec un peu de patience la voiture est là...


Des enfants sages qui sortent du karaté avec des sacs presque aussi grands qu'eux.

Voilà pour aujourd'hui! A demain...